En route pour Yaoundé!!!
Vendredi 9 octobre: ma première escapade pour Yaoundé est programmée!
Il faut environ 3h30 pour parcourir les 285km qui sépare Douala de notre destination. C'est la première fois que je sors de la capitale économique: Comment se dessine le paysage à l'extérieur? J'ai hâte d'en savoir un peu plus...
On monte dans le bus: il part à l'heure, jusqu'ici tout va bien. Petit détails comique: le car est neuf et les sièges sont encore emballés dans du plastique. Salomé m'explique qu'ici on aime bien garder l'aspect récent le plus longtemps possible. Ce sera au fur et à mesure, à l'aide des passagers, que les plastiques seront défaits!
Nous voilà parties! La discussion va bon train, et la végétation s'épaissit. On croise des fabriques d'huile de palme, des maisons isolées, des petits villages où les habitants s'occupent devant le pas de leur porte... Une chose m'interpelle: lorsque l'on passe devant ces bâtisses, dans l'herbe est disposés des tissus colorés... Je comprend que c'est des vêtements et que les habitants les étalent par terre pour les faire sécher. Au niveau des couleurs, c'est très beau! Je découvre également un nouvelle flore! Que de différences!
A Edea, le bus ralenti et s'arrête. Dehors il y a beaucoup de monde au mètre carré! C'est vivant! Il y a pleins de vendeurs ambulants: ils proposent des chips de plantains, des noix de coco, des papayes, et même des... tortues!!! Salomé m'explique que l'on est à un péage. C'est loin de ceux qu'on connaît! Ici c'est juste un petit cabanon, d'où sort un garde pour récupérer 500 CFA ( environ 0,80€) par véhicule. Toute une économie c'est construit autour. Profitant de l'arrêt des voitures, les commerçants proposent leur produits aux passagers. Des péages comme ça, sur cette route, il y en a trois.
La route est assez étroite. Apparemment, la cause semble être encore un détournement d'argent. Malheureusement c'est toujours les habitants qui en payent les conséquences. Tous les acteurs du projet de voirie se servant dans le budget de ce projet, celui-ci, au final, doit-être revue à la baisse, donc la route se rétrécie... Ce qui est assez dangereux, car on est pas sans croiser les grumiers(camions de transport) avec leurs énormes billes de bois, qui roulent à toute vitesse, réconfortés par leur gabarit, et se sentant invincibles.
D'ailleurs le bus est stoppé. Nous tombons dans les bouchons. Des voitures partout, les gens qui descendent sur la route. Après 45 minutes de sur place, nous redémarrons et comprenons: un camion de cacao s'est renversé sur la route, bloquant toute la circulation.
La nuit tombe. Nous arrivons à Yaoundé. Dernier embouteillage. Au bout de 5h de route, enfin, ça y est! Nous sommes arrivées!
